22. févr., 2018

"La plupart de nos ennuis sont éphémères. Quelle importance auront-ils demain, dans un mois, dans un an? Quelle incidence auront-ils sur notre parcours, notre vie? Nous empêcheront-ils d'atteindre le sommet de la montagne? Ou ne feront-ils que nous retarder, nous tracasser, avant de s'enfuir avec l'écume des jours. Apprenons à relativiser."

Catherine Rambert

18. janv., 2018

"L'espoir est une minuscule chandelle que le pessimiste éteint et que l'optimiste entretient."

Catherine Rambert

5. janv., 2018

"Vivre intensément, ce n'est pas vivre dans l'urgence, c'est ressentir l'urgence de vivre."

Catherine Rambert

(photo David Morrison)

20. déc., 2017

"Chaque jour, je lève la tête des dizaines de fois pour regarder le ciel.

Je suis comme une baleine, ou un dauphin: ils ressemblent à des poissons, mais ce sont des mammifères, et ils ont besoin d'air, besoin de remonter à la surface pour respirer. Il doit exister dans le ciel une sorte d'oxygène indispensable à mon âme. Parfois les cieux sont gris et laiteux, et cela apaise mon coeur inquiet. Parfois ils sont d'un bleu tel que cela me remplit d'une joie sans cause. Parfois je reste des heures à contempler le passage des nuages, et je me sens immortel et éternel, partout et nulle part.

Je suis alors moi-même ces nuages, et ce ciel.

 

Comme je suis ce livre. Ce papier qui chuchote sous le passage de tes doigts, ces lettres imprimées qui parlent à tes yeux. Je suis là, et dans les pensées qui traversent ton esprit, il y a aussi, tu le sens bien, un petit peu de moi.

 

Tu es là, toi aussi, dans mon esprit, à l'instant où tu me lis. Quand tu va lever la tête et voir le ciel, ou quand tu vas aller à la fenêtre pour le regarder, ce sera le même ciel que je regarderai. Le même air que nous respirerons. Même planète. Cette nuit, ou la prochaine, mêmes étoies au dessus de nos têtes.(...)

 

Christophe André (Je médite jour après jour)

12. déc., 2017

"Lâcher prise, c'est quoi? Ce n'est pas fuir le réel par la distraction ("Allez, change-toi les idées") ou l'autopersuasion ("Détends-toi, tout ira bien"): ça, nous savons déjà le faire, et parfois d'ailleurs, ça marche. Mais pas toujours. Non, lâche-prise, c'est autre chose, de bien utile aussi: c'est rester là, présent, dans une attitude mentale particulière. Rester là en renonçant à contrôler, à trouver une solution. Mais rester là. Faire confiance à ce qui va arriver. Sans naïveté, mais avec cuiosité, avec attention. Comme un nageur qui cesse de s'opposer à un courant plus fort que lui, et qui se laisse porter par le cours du fleuve, observant la situation. Il ne s'agit pas de passivité mais de présence."

Christophe André (Je médite, jour après jour)